Habiter contre la métropole

Habiter pleinement, arracher des territoires à la gestion capitaliste mondiale, construire des communes sont les gestes révolutionnaires de qui a cessé d’espérer, de qui ne croit pas aux « solutions » de l’urbanisme ou autres sciences de gouvernement, car il sait que générer des mondes n’est pas un problème, mais un besoin vital qui s’assume ou qui se délègue à l’oppresseur.

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Description

La sensation de vivre dans un camp de concentration planétaire atteint son plus haut degré de réalité dans la métropole. Face à une dévastation totale des formes-de-vie, une question ne cesse de résonner en nous : où fuir ? Habiter pleinement, arracher des territoires à la gestion capitaliste mondiale, construire des communes sont les gestes révolutionnaires de qui a cessé d’espérer, de qui ne croit pas aux « solutions » de l’urbanisme ou autres sciences de gouvernement, car il sait que générer des mondes n’est pas un problème, mais un besoin vital qui s’assume ou qui se délègue à l’oppresseur. Nous constituer en force historique autonome va de pair avec la destitution de l’état de choses présent, et vice-versa.

Le conseil nocturne n’est ni un auteur, ni un collectif ni une organisation. Son existence – dans l’orbite du Parti Imaginaire ou du comité invisible – n’est que « d’occasion » : ses membres se limitent à se réunir dans des moments d’intervention, parce que l’intervention est une forme conséquente d’écriture qu’ils conçoivent à la hauteur de cette époque. Il se situe en un lieu que certains continuent par habitude d’appeler Mexique, pays désormais réduit en lambeaux par des années de guerre civile légale menée par le gouvernement local contre « le narcotrafic ».