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Radicalisation Express – VICE

Nicolas Fensch, antifa malgré lui

Dans le livre « Radicalisation express », il raconte comment la violence policière en manif l’a transformé en militant antifasciste – version vraiment vénère. Portrait.

Le 18 mai 2016, Nicolas Fensch a « pété un plomb ». Alors qu’il participait à une manifestation sauvage, en réponse à la mobilisation policière contre la haine anti-flic, cet ingénieur informatique de 40 ans a frappé un policier. Les images ont tourné en boucle sur les chaînes de télé. C’était l’affaire dite du « quai de Valmy » : une voiture de police prise pour cible, qui s’embrase, et un policier qui essuie les coups d’un manifestant au visage masqué.

Pour ces faits, Nicolas Fensch a été condamné à 5 ans de prison. Aujourd’hui, il décide de s’expliquer dans Radicalisation express, ouvrage paru jeudi 27 septembre aux éditions Divergences. « Au départ, je n’étais pas militant et si j’en suis arrivé à taper un policier, c’est parce qu’il y a eu des événements antérieurs qui ont déclenché cette violence », précise-t-il.

En l’espace de trois semaines, dans un contexte de grogne sociale, un homme ordinaire est devenu un habitué du Black Bloc, prêt à en découdre avec les forces de l’ordre. « Avant cette histoire, j’avais une vision de la police extrêmement classique : ce sont les représentants de l’Etat, ils protègent la population ». Mais Nicolas Fensch a perdu ses illusions au fil des manifestations auxquelles il a pris part : des forces de l’ordre sur les dents, qui, selon lui, dégainent sans que la situation ne le justifie. « J’ai vu des gens avec des crânes et des arcades ouvertes, des mères de famille avec leurs enfants en train de pleurer à cause des lacrymos ».

La suite sur le site de VICE.

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